Cet hiver, embarquez à bord de la Maison de l’Archéologie pour un voyage sur les voies ferrées historiques de l’Ouest du Pas-de-Calais
Du 26 novembre 2025 au 27 mars 2026, la Maison de l’Archéologie présente l’exposition « En gare ! Du train au tortillard : l’épopée du petit train dans l’Ouest du Pas-de-Calais ». Cette dernière a été conçue par le Comité d’histoire du Haut-Pays, en collaboration avec le Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa et L’Agence.
maison de l’archéologie
Sur les traces du chemin de fer
Infos pratiques
Retrouvez ici les renseignements pour bien préparer votre visite.
Tarif : Gratuit
Horaires :
- En haute saison* :Mercredi, jeudi et vendredi : 10h à 12h et 14h à 17h
Samedi et dimanche : 14h à 17h
-
Le reste de l’année :Mercredi, jeudi et vendredi : 14h à 17h
La Maison de l’Archéologie est fermée au public le 1er janvier, le 1ermai et le 25 décembre
Des livrets-jeux et publications pour prolonger la découverte
Les enfants pourront se glisser dans la peau de véritables explorateurs grâce au livret-jeu « Les aventuriers du tortillard », disponible sur demande à l’accueil de la Maison de l’Archéologie. Conçu pour les enfants âgés de 7 à 10 ans et accompagnés de leurs familles, enseignants ou médiateurs, ce livret-jeu transforme la visite en une aventure amusante et pédagogique.
Les passionnés de patrimoine ferroviaire peuvent quant à eux approfondir leurs connaissances grâce à des publications gratuites consacrées au Pays d’art et d’histoire de Saint-Omer, notamment avec le PARCOURS dédié au Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa ou le FOCUS consacré à la Gare de Saint-Omer et son quartier.
Un souvenir à emporter pour prolonger le voyage
Pour garder une trace de cette immersion, le catalogue de l’exposition, rassemblant l’intégralité des textes et des illustrations, est proposé à la vente de la boutique de la Maison de l’archéologie. Véritable prolongement de la visite, il permet de revivre chez soi l’épopée du petit train et de conserver un témoignage précieux de ce patrimoine ferroviaire.
Un projet construit en partenariat avec :
Comité d’histoire du Haut-Pays
Implanté à Fauquembergues, le Comité d’Histoire du Haut-Pays déploie depuis plus de cinquante ans sur les territoires de l’ouest du Pas-de-Calais une expertise diversifiée autour de l’histoire, de la généalogie, de l’archéologie et du patrimoine. Son périmètre d’action est large, allant du conseil à l’étude et à la réalisation d’inventaires jusqu’à la valorisation par le biais de visites, d’expositions ou de publications. Grâce à un réseau de bénévoles particulièrement bien implanté sur le territoire, il a la capacité de mener depuis de longues années des collectes de mémoire sur le territoire. Depuis 2025, le Comité d’histoire du Haut-Pays anime également un équipement culturel de la Communauté de Communes du Pays de Saint-Omer, le moulin Mannessier.
Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa
Les grandes étapes de l’aventure ferroviaire
Les débuts du train, un maillage ferroviaire croissant du territoire
Si les premières lignes de chemin de fer sont inaugurées en France dès la fin des années 1820, le rail ne fait son apparition dans le Pas-de-Calais qu’à partir de la seconde moitié du 19ème siècle. Le réseau ferroviaire met près de 60 ans à recouvrir toute la partie occidentale du département.
Dès la fin des années 1840, les villes les plus peuplées de l’Ouest du Pas-de-Calais sont raccordées à la capitale française grâce à l’ouverture de deux grandes lignes : la ligne Paris-Arras-Lille, rapidement prolongée vers Saint-Omer et Calais, et la ligne Paris-Boulogne-sur-Mer, passant par Amiens, Abbeville et Montreuil.
Dans les années 1870, deux axes ferroviaires supplémentaires sont construits pour relier les pôles marchands de Saint-Omer et Arras aux ports de Boulogne et d’Etaples.
Entre 1882 et 1900, trois nouvelles voies ferrées d’intérêt local, destinées principalement à desservir les zones rurales du département, ouvrent à leur tour. Elles connectent respectivement Anvin à Calais, Aire-sur-la-Lys-à Berck et Le Portel à Bonningues.
Du charbon au diesel, l’évolution du matériel roulant
Sur ces différentes lignes se succèdent, selon les époques, plusieurs types de véhicules, des incontournables locomotives à vapeur aux célèbres Michelines en passant par les traditionnelles voitures-voyageurs bicolores et les wagons-tombereaux permettant de transporter des marchandises en vrac.
L’utilisation et l’entretien de ce matériel roulant, qui s’adapte aux types de rails, de combustibles disponibles et aux normes en vigueur, nécessitent l’intervention d’un tout nouveau corps de métiers, celui des cheminots, dont les missions et les métiers sont très variés (mécaniciens, conducteurs…).
Les bâtiments ferroviaires, l’émergence d’une nouvelle architecture
L’arrivée du chemin de fer dans le Pas-de-Calais induit également la construction de nouveaux bâtiments dans les communes – gares, halles aux marchandises, lampisteries et autres locaux techniques – autour desquels se constituent de nouveaux quartiers pour héberger les cheminots et satisfaire les besoins des voyageurs. Dans les campagnes, les rails deviennent une nouvelle composante du paysage, interrompus régulièrement par des haltes et des passages à niveaux auxquels s’accolent des maisons de garde-barrière, le tout constituant un petit patrimoine rural original.
Chaque bâtiment possède sa propre fonctionnalité au sein du réseau ferroviaire et est bâti selon des modèles spécifiques, auxquels quelques variantes architecturales et décoratives viennent s’ajouter selon les lignes.
Les usages variés du rail : industrie, commerce, travail et loisirs
Si les premiers trains avaient pour principale fonction de transporter le charbon, source d’énergie essentielle en France au 19ème siècle, ils ne tardent pas à embrasser de nouveaux usages, bénéfiques au développement économique du département, à mesure que les lignes se multiplient et s’étendent. Moyen de transport rapide et avantageux pour le courrier, les produits agricoles et les biens manufacturés sortis des usines, souvent raccordées directement au réseau ferré, le train est aussi de plus en plus utilisé par les voyageurs pour se rendre au travail ou dans les stations balnéaires de la Côte d’Opale pour y pratiquer des activités de loisirs.
Il joue également un rôle décisif au sein de la logistique de guerre pendant les deux conflits mondiaux. Indispensables pour assurer la mobilisation des soldats et le ravitaillement du front, ses infrastructures sont aussi la cible d’attaque et de sabotage pour ralentir les armées des différents camps.
De la fin du tortillard à la renaissance du patrimoine ferroviaire
L’après-guerre constitue un tournant capital pour le chemin de fer dans le Pas-de-Calais. Au déficit croissant de l’exploitation des lignes d’intérêt local observé dès le lendemain de la Grande Guerre s’ajoute, dans les années 1930, la concurrence croissante de la route, avec la démocratisation progressive de l’automobile et le développement du transport routier des marchandises. Cette situation conduit graduellement à la fermeture de nombreuses lignes à voie métrique dans les années 1950, les grandes lignes continuant, quant à elles, de fonctionner.
S’ouvre alors un nouveau récit, celui de la reconversion des bâtiments ferroviaires de ces anciennes lignes. Ces derniers se voient accorder de nouveaux usages à la suite de travaux de réhabilitation, à l’image de la gare de Lumbres, devenue un office de tourisme, ou de celle de Thérouanne, convertie en logements pour particuliers.
Exposition temporaire
La Maison de l’Archéologie organise, tous les ans, deux expositions temporaires. Son exposition du printemps met à l’honneur les œuvres d’un artiste vivant, dont le travail entre en résonance avec son exposition permanente, créant ainsi un dialogue entre art contemporain et objets archéologiques anciens. Son exposition d’automne met en perspective un pan particulier du patrimoine architectural, archéologique ou paysager du Pays d’art et d’histoire de Saint-Omer.
D'autres expositions à découvrir
Afin de poursuivre votre découverte de l’équipement, retrouvez les expositions temporaires précédemment présentées à la Maison de l’Archéologie, qu’elles soient patrimoniales ou à résonance artistique.
Fragments par Alessio Orrù
« Fragments » est une exposition où dialoguent l’archéologie, la sculpture et le dessin contemporain. Les œuvres explorent les notions de mémoire, d’espace/temps, de fracture et d’empreinte, capturant l’essence même de la fragilité, de la matérialité, et de l’impermanence.
Pierre qui roule n’amasse pas mousse
Par le biais de cartes postales de piscine, cafetières, « objets trouvés », Belinda Annaloro et Sarah D’haeyer nous invitent à poser un regard neuf sur les objets du quotidien et sur les objets de la Maison de l’Archéologie.
Expédition paysages
Embarquez pour un voyage de découverte des paysages du territoire labellisé Pays d’art et d’histoire de Saint-Omer. Découvrez leurs spécificités naturelles et leurs particularités architecturales.